26.11.2009

Entretien avec Danièle Tournié

images[1].jpgLa nouvelle de Danièle Tournié "Partons demain" a été choisie en premier par le jury du concours d'été.

J’écris depuis longtemps, pour le plaisir d’écrire. Mais depuis quelques années seulement, probablement suite à un atelier d’écriture, je me suis autorisée à écrire des nouvelles que je donne parfois à lire à des amis.

Il se trouve que je prends le train plusieurs fois par semaine, pour rejoindre un lieu de travail. C’est pour moi le lieu idéal d’écriture, face à mon écran d’ordinateur, calée dans un siège de velours vert, un autre réservé à mes vêtements, documents divers.

  J’aime le train. C’est aussi le moment idéal, comme un interstice dans mon quotidien, un sas entre le travail et la vie de famille, un temps suspendu. C’est mon moment. Dans le train j’écoute de la musique, je lis, je regarde un film… etc. Avec quelques amies nous avons créé un groupe : « à lire d’elles ». Nous nous retrouvons une fois par mois environ pour passer un moment ensemble au cours duquel nous échangeons nos plaisirs d’écrire,  nos nouvelles lectures, des informations sur des concours d’écriture. A ces amies je fais lire mes nouvelles. Mon fils et ma fille sont aussi lecteurs critiques. J’aime avoir leur avis amusé ou surpris et bien sûr leur appréciation sur l’histoire, le fait que l’on puisse se sentir emporté, ou rien n’y comprendre, sentir l’enjeu sous jacent.

J’apprécie les concours d’écriture avec thème qui parfois fait écho à une idée, une image, une phrase pas forcément en lien avec ma vie personnelle. Alors la part du réel ? ce sont des détails, une ambiance qui ressurgissent, des petites choses banales, jamais  un déroulements d’événements réels. Je crois que j’aime partir d’une émotion, et l’intégrer à une fiction, Parfois, je prends un thème fixé par un concours de nouvelles, j’y pense, le triture et surgit une sensation, alors j’écris. Par exemple pour « l’été » : l’ombre du cerisier existe je l’ai rencontrée ! J’écris alors comme dans l’urgence, comme autrefois avant un examen, parce que sans échéance rien ne serait jamais terminé.  J’aime faire vivre un personnage comme dans une pièce de théâtre. Quand j’écris je me mets dans la peau du personnage comme sur scène un comédien…

J’ai été primé à plusieurs concours de nouvelles littéraires, avec beaucoup de plaisir, parce que c’est important de sentir au-delà des quelques proches lecteurs,  des inconnus lire et aimer votre texte, savoir qu’il trouve un écho auprès d’autres.

Malgré tout ce que je viens de vous dire, je ne suis pas « rentable », au sens de produire régulièrement, j’ai l’excuse du temps ! sans doute du travail ( je suis psychologue clinicienne, j’habite Paris, je travaille en Normandie)… j’aimerai parvenir à écrire avec fluidité, faire vivre des personnages, faire sentir des émotions dans  l’écriture de nouvelles. Il faut que je m’y mette !

Merci à vous d’organiser ce concours littéraire, merci de vos encouragements.

 

 

 

11.11.2009

Entretien avec Claire Thiollent - concours d'été

La nouvelle de Claire Thiollent Les terrasses d'Icarie a été choisie en second par le jury du concours d'été. Parution du recueil courant décembre 2009.
securedownload[1].jpgJ'écris des nouvelles de fiction depuis quinze ans.... de manière un peu paresseuse. Mes périodes les plus fertiles ont coïncidé avec les ateliers et groupes d'écriture amicaux auxquels j'ai participé (ou que j'ai animés) : un vrai moteur pour moi !
 
Quand je commence un texte, j'écris vite et sans savoir du tout comment il va se terminer.  J'écris pour transmettre des émotions. J'aime faire rire et "toucher" dans le même texte. J'aime écrire des histoires qui s'inscrivent dans leur époque, où l'intime est en relation avec les frissons, douleurs, chansons... qui parcourent la société.  
 
Je déteste l'autobiographie pour son impudeur. La fiction est pour moi un passage obligé, un plaisir. Elle est nourrie de fragments du réel, de ma vie et de celle des autres, avant tout des émotions vécues. Je recycle parfois une conversation surprise quinze ans plus tôt, une phrase dans une lettre ancienne...Mais je raconte une histoire nouvelle.
 
Pour "l'été", je voulais décrire un été immobile, "sous le soleil exactement", où un couple serait fasciné par un autre couple plus extraverti. Ce qui m'intéressait, c'était le moteur de la rivalité masculine, de l'envie... J'avais en tête les "petits chevaux de Tarquinia", (modèle absolu) son atmosphère, le jeu entre les deux couples. Le décor de la mer Egée a fait le reste...
 

01.04.2009

Ouverture du premier concours d'été le 15 avril 2009

Compagnie du Barrage – concours d'été – Thème: l'été.

 Article 1

Le premier concours d'été de la Compagnie du barrage est ouvert du 15 avril au 15 août 2009. Le jury éditera une à trois nouvelles dans un recueil au format mini-poche tiré à 2000 exemplaires. Les frais de participation sont de 9 euros par texte présenté. Cet argent est entièrement affecté à l'impression des nouvelles. Chaque participant peut faire concourir deux textes au plus (une nouvelle: 9 euros, deux nouvelles: 18 euros). Les textes ne doivent pas dépasser 25000 caractères. Ils sont des textes courts: nouvelles de fiction, d'impressions, d'idées. Le thème est l'été. L'été du vacancier, de l'estivant, la location, les rencontres, la chaleur, la plage, la montagne, baignades, randonnées ou l'été des moissons, l'été en prison..., bref tout ce qui a une relation à l'été.

Article 2

Chaque auteur édité recevra 60 euros, somme forfaitaire pour le règlement de cession non exclusive des droits d'auteur. Chaque nouvelle participante peut ainsi ne pas être inédite et aussi être éditée plus tard sans conditions posées par l'association Compagnie du Barrage. 10 exemplaires du recueil de nouvelles seront également cédés. Tous les auteurs recoivent un exemplaire gratuit du recueil à parution. Le recueil de nouvelles édité bénéficie d'un service-presse auprès d'une vingtaine de médias régionaux et nationaux. Il est diffusé gratuitement dans les centres culturels et établissements d'enseignement du français à l'étranger partenaires de la Compagnie du Barrage: L'identité des structures culturelles à l'étranger partenaires du concours d'été sera donnée au mois de juillet. La Pologne, le Guatemala, Barheïn, l'Afrique du Sud, l'Espagne et l'Angleterre sont pressenties.

Article 3

Inscription: Envoyer un courrier à l'association: Compagnie du Barrage 5 Place du Marché des Chartrons 33000 Bordeaux (France) avant le 16 août 2009 avec: Le titre de la nouvelle, nom de l'auteur et adresse. Un chèque de 9 euros à l'ordre de l'association. Une enveloppe timbrée 0,88 euros. (Facultatif: ajouter deux euros aux frais de participation si vous souhaitez recevoir le recueil du concours de nouvelles précédent)

Et un e-mail avec le texte en pièce-jointe au format word à l'adresse: compagniedubarrage@yahoo.fr

Article 4

Le jury est composé de l'écrivain Sylvie Dubin et d'un autre écrivain-invité, de deux membres de la Compagnie du Barrage, d'un journaliste du quotidien Sud-Ouest, de classes d'étudiants en français à l'étranger (dont l'Institut Français de Varsovie – Pologne) et d'un professeur agrégé de lettres modernes.

Article 5

Accusés de réception. Nous n'accusons pas réception des textes mais s'il manque une des deux pièces : la nouvelle par internet ou le courrier d'inscription par voix postale, l'auteur est contacté. Les points de détails du règlement (format des enveloppes, taille de la police,...) sont laissés à l'appréciation des participants. Les résultats seront communiqués sur le blog de la compagnie le 20 septembre 2009 www.compagniedubarrage.com

 


Lecture des recueils de nouvelles

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Lecture des recueils de nouvelles par les spectateurs de la pièce de théâtre Un Barrage contre le Pacifique à Izmir (Turquie) le 23 mars 2009 à l'Institut français.

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30.03.2009

Le recueil 2009 des Editions du Barrage

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Recueil distribué à l'Université d'Istanbul (Turquie) - Elèves du Département de Français

10.01.2009

Entretien avec Ghislaine Maïmoun

Ghislaine Maimoun.jpg

  1. Ecrivez-vous depuis longtemps ?


J’écris depuis l’âge de 8 ans. D’abord de petites histoires, puis quelques récits à suspens et des poèmes à l’adolescence. Après une interruption — un mariage et deux enfants — je me suis remise à l’écriture sérieusement depuis 7 ans.


  1. Avez-vous participé à de nombreux concours de nouvelles ?


Je participe assez régulièrement à des concours de nouvelles ou des appels à textes d’éditeurs ou de revues. Certaines de mes nouvelles ont d’ailleurs été retenues, en ligne ou dans des revues papier. J’ai également envoyé des manuscrits à des éditeurs.


  1. Dans quelles conditions avez-vous écrit la nouvelle « Journal des jours de peur » ?


Sensibilisée au problème de la Birmanie par l’actualité, j’ai désiré en savoir plus et me suis documentée, notamment grâce à l’hebdomadaire « Courrier International ». L’écriture sous forme de journal m’est venue assez naturellement et j’ai pensé que ma nouvelle conviendrait bien à votre concours.


  1. Pensez-vous que la littérature ait un pouvoir sur la marche du monde ?


Pour moi, le livre constitue la première source de culture et bien souvent, la plus accessible. Bien plus que le théâtre ou la peinture par exemple … L’écrit est partout. Il distraie, mais aussi informe et peut sensibiliser le plus grand nombre. Son pouvoir est donc très important. Ce n’est pas un hasard si de nombreux pays, y compris les démocraties, pratiquent la censure. Ou si d’autres maintiennent leur population dans l’analphabétisme. Ils sont bien conscients du pouvoir des mots …

Je pense donc que oui, la littérature a un pouvoir sur la marche du monde. Répandue de façon massive, elle sera l’instrument de la prise de conscience des peuples et de leur action sur les gouvernements. Un instrument de liberté, en somme.