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10/01/2009

Entretien avec Sylvie Dubin

 

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Ecrivez-vous depuis longtemps?

J’ai beaucoup noirci du papier mais je le fais avec régularité et quelque application depuis trois ans : j’écris désormais ‘sérieusement’, ce qui ne signifie pas que je me prends moi-même au sérieux. J’ai suivi des études de lettres et la fréquentation des auteurs rend modeste, s’il ne vous fait pas renoncer d’emblée à l’écriture…

 Avez-vous participé à de nombreux concours de nouvelles ?

C’est justement la participation aux concours de nouvelles, depuis 2005, qui m’a permis de franchir un cap : ne plus se contenter d’écrire pour soi seule ou pour le cercle de ses intimes, mais accepter de faire lire ses textes à des comités de lecture sans indulgence particulière. Je suis d’abord tombée par hasard sur un concours d’écriture de conte organisé par le Parc de Brière, puis sur des concours de nouvelles. Le principe me convient très bien jusqu’à présent. Une date butoir, un nombre limité de pages ou de caractères, un thème : voilà qui m’oblige à cette régularité et à cette application – un peu scolaire sans doute – que je recherche pour aller plus loin dans mon désir d’écrire. La réussite à un concours est à chaque fois une grande joie : avoir été lue et approuvée !

 Dans quelles conditions avez-vous écrit la nouvelle « La clef » ?

Justement pas pour répondre à un thème imposé ! C’est un texte que j’ai eu envie d’écrire pour y entremêler plusieurs de mes motifs de prédilection : la folie, le secret de famille, la question du mal. Et puis j’adore les énigmes. Tout est parti d’une petite table basse fabriquée par mon père et sur laquelle étaient gravés des vers de son invention : ce sont les premières lignes du poème qui agite tant Tubal Caïn. Je voulais une nouvelle à double détente : une gravité apparente – recherchée à travers les allusions bibliques, le jeu ésotérique, la solennité désuète du style – finalement désamorcée par une pirouette. Bref, une joyeuse fable, mais pas insensée…

 Pensez-vous que la littérature ait un pouvoir sur la marche du monde ?

Je me retrouve là devant un beau libellé d’agrégation de philo ou de lettres ! Est-ce que l’art transforme le réel ou même le fait advenir ? Sans doute peut-on le penser sur le plan individuel. Les œuvres rendent visible la réalité, orientent notre regard, bouleversent nos savoirs, et finalement nous façonnent tout entiers. Pourtant, je doute que l’artiste doive viser cela, je doute qu’il ait d’autre nécessité que celle de s’adonner à son art. Tant mieux s’il réussit à nous changer, mais il n’a pas mission de le faire. Et c’est encore plus compliqué sur le plan collectif. Je crois que la littérature a le pouvoir de réfléchir la marche du monde, et donc celui de la dénoncer. Mais je ne vois pas, aujourd’hui du moins, qu’elle ait un pouvoir sur elle. Elle nous offre de changer de monde, mais pas de changer le monde. Ou bien faut-il espérer en l’accumulation d’infimes et discontinus amendements ? La Compagnie du Barrage a foi dans un art qui resterait – comme il l’a été dans l’histoire, c’est vrai – un rempart contre l’ignorance, l’asservissement, voire la guerre. Je salue son engagement militant.

01/08/2008

règlement du concours de nouvelles 2009

Compagnie du Barrage à Bordeaux- Concours de nouvelles 2009

Article 1

Le présent concours est ouvert au monde francophone et son thème est libre. Son but est de faire découvrir des auteurs qui débutent ou ne trouvent pas forcément leur place dans les contraintes de l'édition traditionnelle ou des auteurs confirmés attirés par une publication dans un format original. Pour ce faire, le jury décide d'éditer une à trois nouvelles dans un recueil au format mini-poche. Nous entendons par nouvelle « un texte court » et n'attendons pas nécessairement un récit bien ficelé avec une fin qui éclaire l'histoire entière (la fameuse chute). Des textes poétiques, d'impressions, de réflexions, peuvent aussi trouver leur place dans ce concours.

Chaque participant peut inscrire au plus deux nouvelles. Les frais de participation sont de 9 euros par nouvelle et participant. Cet argent est entièrement affecté à l'impression des nouvelles.

Article 2

Le tirage est d'environ 2000 exemplaires qui sont diffusés gratuitement auprès de services culturels partenaires de la Compagnie du Barrage à l'étranger (Casablanca, San Francisco, Tripoli, Saigon, Izmir, Ankara, Angkor, Melbourne, etc) ou d'adhérents. Les lecteurs sont des étudiants en français, des résidents ou expatriés francophones.

Chaque auteur publié reçoit la somme forfaitaire de 50 euros ainsi que 10 exemplaires du recueil de nouvelles. Il cède ses droits d'auteur non-exclusifs à l'association. Ce qui veut dire que sa nouvelle peut ne pas être inédite ou qu'elle peut, en même temps ou plus tard, être publiée chez un autre éditeur. Tous les participants reçoivent un exemplaire gratuit du recueil de nouvelles.

Article 3

Le concours est ouvert du 15 août au 15 décembre 2008. Les participants doivent faire parvenir:

Leur texte par internet, en pièce-jointe au format Word, à l'adresse: compagniedubarrage@yahoo.fr

Chaque texte comporte 10000 à 25000 signes (entre 8 et 20 pages environ).

Leur nom, prénom et adresse accompagnés d'un chèque de 9 euros à l'ordre de l'association Compagnie du Barrage à l'adresse: Compagnie du barrage/ Concours de nouvelles 5 Place du marché des Chartrons 33000 Bordeaux/ France.

Une enveloppe timbrée à 0,88 euros (inscrivez au dos votre adresse e-mail au crayon).

Une seconde enveloppe timbrée à 0,88 euros pour recevoir gratuitement le recueil de l'année précédente (facultatif).

Article 4

Les résultats du concours seront publiés sur le site de la Compagnie du Barrage www.compagniedubarrage.com à partir du 15 janvier 2009.

Les recueils seront publiés et diffusés à partir du 15 avril 2009.

Article 5

Le jury est composé de l'écrivain Alain Emery, de deux membres de la Compagnie du Barrage, d'un producteur de cinéma, d'un éditeur bordelais et d'une classe d'élèves étudiant le français à l'étranger.

Edition 2008: parution le 20 août

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10/06/2008

Alain Emery auteur de l'édition 2008

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Pourquoi écrivez-vous ?

Si je n’avais pas autant de respect pour l’acte en lui-même, si je ne mesurais pas les efforts que consentent à chaque instant tous ceux qui tentent de coucher ce qu’ils ressentent sur le papier, je serais tenté de dire que j’écris comme je respire. Par pur réflexe. Pour l’équilibre. Pourquoi j’écris, je ne sais pas au juste. Mais si je devais à tout prix me pencher sur la chose, je dirais qu’il est sûrement question d’amour et de rien d’autre. Aimer, être aimé en retour, lire et être lu, etc.. Mais j’ai trouvé la solution à tout cela : Je ne m’explique pas l’écriture. J’en profite.

La littérature change t-elle le monde ?

Je ne me souviens pas avoir trouvé de réponse dans un livre. La vie s’en est chargée. Mais ce n’est pas le plus important. Le grand intérêt de la littérature n’est pas dans les réponses qu’elle pourrait donner mais dans les questions qu’elle pose. Un livre n’éveillerait qu’un seul d’entre nous au monde qui l’entoure qu’il aurait rempli sa mission. Et c’est en cela que la littérature change, chaque jour, imperceptiblement, le monde qui l’a vue naître.

06/06/2008

jean-louis parrot auteur de l'édition 2008

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Afin de mieux connaître l'auteur Jean-Louis Parrot nous lui avons posé deux questions: Pourquoi écrivez-vous? J'écris par nécessité. Cela fait partie intégrante de ce que je suis.La littérature, change-t-elle le monde? La littérature change le monde en ce sens qu'elle est par nature en décalage de l'immédiateté des faits. Cette prise de distance artistique, forcément subjective, a pris toute sa place dans l'histoire et a  souvent modifié celle-ci.

03/06/2008

Apprendre le français par la littérature

1909064611.jpgCe matin on pouvait lire cet article sur le blog littéraire de la française résidente londonienne, Lise-Marie Jaillant dite WRATH ou la terreur des éditeurs...

Globaliser la littérature gratuite, voilà en résumé ce que propose la Compagnie du Barrage. J'ai déjà parlé ICI et LA de l'initiative de Stéphane Boudy, qui organise un concours de nouvelles chaque année. Les meilleures récits sont ensuite publiés sous forme de petits livrets, qui sont distribués gratuitement en France et dans le monde.

La Compagnie du Barrage souhaite maintenant s'associer avec les Instituts français à l'étranger pour promouvoir la francophonie
Les petits livres pourraient ainsi être lus par des étudiants en FLE (Français Langue Etrangère).

Je trouve l'initiative excellente: quel wannabe ne rêve pas d'être lu dans le monde entier? Dans l'idéal, on pourrait imaginer de vrais discussions entre lecteurs et écrivains (ce qui manque un peu sur le blog de la Compagnie du Barrage, qui n'est pas souvent actualisé...)

Si vous voulez en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez envoyer un email à compagniedubarrage@yahoo.fr


blog de Lise-Marie Jaillant