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08/07/2011

Oulan Bator le 19 juin 2011

Un des membres de la Compagnie du Barrage dans le train chinois de passage à Oulan Bator le 19 juin 2011, le dimanche matin vers 7H00 comme c'est l'usage (départ de Moscou le mardi soir, arrivée à Pékin le lundi à 14H00). En photo vendeur d'eau et de soupe sur le quai, nouveau wagon-restaurant (mongol), yourtes à la sortie d'Oulan Bator et paysage de fin de journée quelques minutes avant la nuit.

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27/05/2011

Concours de nouvelles - Transsibérien 2011

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Une dizaine d'inscriptions en forme nomade (dont une pour la photographie) et une autre dizaine en forme sédentaire pour le moment. Mais la clôture du concours n'est qu'au mois d'octobre et tout arrive à la fin... Sachez que les billets de Transsibérien se réservent maintenant directement en ligne grâce à la compagnie russe (voir "russiantrains") donc pas de surprise à Moscou. Les prix sont à ce jour d'environ 500 euros pour une deuxième classe (quatre couchettes dans un compartiment - kupe) et 800 pour une première (deux couchettes). Et ce pour un billet direct de Moscou à Pékin. En photographie ci-dessus le désert de Gobi, un des lieux de passage de ce train (crédit photographique cie du Barrage - juillet 2005).

13/12/2010

Concours littéraire et photographique Transsibérien 2011

Photo 794.jpg

Compagnie du Barrage – Bordeaux  (France ) - Concours Transsibérien 2011 (écriture/ image)

 

 

 Article 1 (Objet)

Par le présent règlement, du 14 octobre 2010 au 15 octobre 2011, s’ouvre notre sixième concours de nouvelles dont le thème est : TRANSSIBERIEN (le transport, le train, le voyage). Le genre est libre (poésie – essai – littérature générale – jeunesse – science-fiction – théâtre…). Les auteurs ont plusieurs choix de participation. Le premier, sédentaire, est l’envoi d’une nouvelle de 12000 à 25000 caractères durant la période d’ouverture du concours, réception par internet à l’adresse compagniedubarrage@yahoo.fr.

La deuxième forme de participation, nomade, consiste à écrire sa nouvelle dans le train mythique : Le Transsibérien. A prendre un transsibérien reliant Moscou (Russie) à Pékin (Chine)  en 7 jours et 6 nuits , et ce, durant la deuxième quinzaine du mois de juin 2011. Tous les auteurs- participants prennent le même train en seconde classe (kupé) ou première classe. Ils écrivent leur nouvelle durant le trajet. Les manuscrits des nouvelles sont ensuite collectés à l’arrivée, en gare de Pékin, par un des membres de la Compagnie du Barrage ayant pris le même train que les auteurs-participants.

Une troisième forme (nomade) est à l'attention des photographes. Elle consiste à prendre des photographies du voyage, en intérieur ou extérieur, jour ou nuit, sachant que l'une d'entre elles illustrera la première de couverture du recueil 2011. Au terme de son voyage, chaque photographe pourra choisir trois photographies, pour participation au concours.

La forme de participation sédentaire a pour finalité l’édition d’un auteur, de même pour la participation à l’écriture-voyage. Deux auteurs, au minimum, seront ainsi édités dans le recueil de nouvelles 2011 des Editions du Barrage imprimé à 2000 exemplaires en format mini-poche (13/9 cms). L'auteur dont la nouvelle est choisie en premier reçoit 10 exemplaires du recueil édité à parution, un exemplaire du roman TRANSSIBERIEN de Stéphane Boudy (Editions Gunten - 2010) et un chèque de 100 euros. Les autres lauréats reçoivent 10 exemplaires du recueil. Ils cèdent de manière non exclusive les droits d'auteur de leur nouvelle ou de leur photographie dans le cadre d'une diffusion non commerciale et limitée à l'action culturelle de l'association Compagnie du Barrage.  Le recueil bénéficie d'un service-presse auprès de médias, institutions culturelles et partenaires en France et à l'étranger (Un avenant du 24 octobre 2011 rend libres les dates de voyage, contactez l'association).

 

 

 Article 2 (Partenaires – diffusion)

Sont partenaires les sites internet francophones Wrath, Espace français, Envie d'écrire, Bonnes nouvelles, Editions du barrage, l'Institut français de Bucarest, les Universités de Craiova et Constanta (Roumanie) et le service d'action culturelle de l'ambassade de France d'Istanbul (Turquie). La diffusion (gratuite) des recueils sera exclusivement assurée par les participants qui auront pour consigne de diffuser au moins un recueil dans le train ou dans une gare en donnant celui-ci à un passager. Chaque auteur-participant recevra ainsi deux recueils gratuits à parution. Cette diffusion-hommage salue le travail des auteurs ayant écrit sur un parcours ferroviaire mythique de plus de 7000 kilomètres.

 

 

Article 3 (Participations)

Première forme (Inscription à la forme sédentaire) : chaque auteur envoie une nouvelle de 12 000 à 25000 caractères par internet à l’adresse-mel de la Compagnie : compagniedubarrage@yahoo.fr, un courrier avec ses coordonnées, une enveloppe affranchie (0,56 euros) à son adresse et un chèque de 7 euros (ordre de l’association compagnie du barrage) à l’adresse postale : Compagnie du Barrage 5 Place du Marché des Chartrons 33000 Bordeaux (France). La participation, par auteur, est limitée à deux textes (Une nouvelle: 7 euros, deux nouvelles: 14 euros).

Deuxième forme (Inscription à la forme nomade) : chaque auteur participant écrit dans le Transsibérien une nouvelle de 12000 à 25000 caractères. Il s’inscrit par voie postale à l’adresse de la Compagnie du Barrage mentionnant ses coordonnées, joignant une enveloppe affranchie (0,56 euros) à son adresse et un chèque de 40 euros (adhésion annuelle à l'association : chèque à l'ordre de l'association Compagnie du Barrage). Une seule nouvelle est proposée par auteur.

Troisième forme (Inscription des photographes): chaque auteur-photographe participant s'inscrit dans les mêmes conditions que les participants à l'écriture nomade. A l'arrivée, à Pékin, chaque auteur-photographe envoie à l'adresse mel de l'association trois photographies de son choix.

Chaque participant peut s'inscrire aux trois formes du concours Transsibérien 2011.

Tous les participants à la forme nomade, écrivains et photographes, seront  contactés par un des membres de la Compagnie du Barrage avant le 15 février 2011. L’association, dont certains membres ont effectué plusieurs trajets (aller/retour) Moscou-Pékin en train, s’engage à aider les auteurs-participants à préparer leur voyage. A fournir les conseils nécessaires pour faciliter les démarches (visas – billets – hôtels) et diminuer ainsi de moitié le coût du voyage (prix-agence : environ 2000 euros). Tous les frais de voyage sont à la charge des participants. Compter environ 1000 euros pour aller de Paris à Pékin en bus et train, pour une durée de 10 jours de voyage: bus, train, hôtels (Riga, Moscou, Pékin) et visas inclus (Russie – Mongolie – Chine). Ajouter 300 euros pour un trajet en première classe.

Les membres de la Compagnie du Barrage prennent le même train que les participants jusqu'à Pékin (Chine) depuis Bordeaux, Paris, Riga (Lettonie) ou Moscou (Russie), en train et bus exclusivement. Tous les participants règlent individuellement leurs frais de visas (Russie – Mongolie – Chine), transports et hébergement. A Pékin, les participants programment eux-mêmes un vol de retour (ou un train), une visite de la Région etc

Les frais d’inscription au concours de nouvelles 2011 (sédentaire ou nomade) de la Compagnie du Barrage ne sont pas récupérables en cas de désistement. Les participants étrangers sont invités à se rapprocher de l'association pour le mode de règlement de leur participation au concours. Cet argent est entièrement affecté à l’impression du recueil de nouvelles 2011. Le concours de nouvelles de l'association Compagnie du Barrage ne reçoit aucune subvention. Les résultats seront communiqués sur le site de la Compagnie : www.compagniedubarrage.com le 1er décembre 2011 et les recueils édités dans un délai maximum de trois mois.

 

Article 4 (Jury)

L' écrivain Marc Séfaris, La blogueuse littéraire Lise-Marie Jaillant. Un producteur de cinéma franco-australien (Melbourne), la Guesthouse  - le « All in one » à Chiang Maï (Thaïlande), L’éditeur Gunten (Dole), un professeur de philosophie, deux membres de la Compagnie du Barrage à Bordeaux.

 

Article 5 (Cadre associatif 1901)

L'inscription au concours constitue une adhésion à l'action culturelle de l'association dont l'exposé se trouve sur le site www.compagniedubarrage.com. Aucun mailing de participants n'est constitué ni projet de vente en réseau. Chaque auteur- participant coopère à la production d'un recueil de nouvelles dans le cadre d'une action littéraire alternative. Les recueils de nouvelles ne sont pas commercialisés. Ils peuvent être commandés à l'association (Recueils 2006 – 2007 – 2008- 2009 - 2010) contre 6 timbres l'unité.

22/10/2010

Concours Transsibérien 2011 ouvert au 14 octobre 2010

Le concours littéraire et photographique Transsibérien 2011 est ouvert au 14 octobre 2010, le règlement ici: http://www.bonnesnouvelles.net/compagniedubarrage2011.htm

Transsibérien 2008.JPG

14/09/2010

émilie kah

Extrait de la nouvelle "A Dien Bien Phu"

  ...je vois sa silhouette si élégante ses grandes jambes son bassin étroit sa main qui ressemble à la mienne avec une cigarette bien sûr il est soucieux il pense à son travail il se remémore les cartes et les plans de bataille il prend les consignes il fait connaissance avec l’encadrement et avec les hommes dans quelques heures ce sera lui qui commandera le 5/7 RTA bataillon de 877 hommes dont seulement 65 reviendront de l’enfer car il y a eu un enfer à cet endroit 14 heures de combat et plus de 2000 tués du côté viêt sans compter les blessés blessé mon père mon père on n’a qu’un père pourquoi a-t-il fallu qu’il soit envoyé là alors qu’au départ il était prévu pour les Hauts Plateaux on avait besoin d’un spécialiste de tout premier plan pourquoi fallait-il qu’il soit un spécialiste de tout premier plan et d’abord pourquoi s’était-il porté volontaire c’était son métier je sais Maman il estimait que c’était son tour certains de ses camarades avaient fait déjà deux séjours en Indochine et lui était à Paris à l’Ecole de Guerre et chaque jour il rentrait déjeuner à la maison je le sais Maman je guettais ses pas...

 

ENTRETIEN - août 2010

 
l'artiste est parfois comparé à l'artisan... aimez-vous les travaux manuels?
Oui, j'ai même un certain talent pour les travaux d'aiguilles. J'aime créer.

et aussi les contraintes pratiques: faire les courses par exemple, à quel endroit et pourquoi? Pas du tout. Je consacre le moins de temps possible aux courses. Je choisis un petit supermarché, avec peu de rayons, juste le nécessaire. Sinon je vais chercher mes fruits et légumes de saison chez un producteur local. Quant à mes autres achats ( vêtements, livres, matériels divers), je ne les programme pas, j'achète à l'occasion, au coup de coeur, lors d'une promenade.

qui aimez-vous lire?

Beaucoup de monde. J'aime les livres où l'on entend très fort la voix de l'auteur. La structure a pour moi une grande importance, l'histoire un peu moins. Donc par ordre décroissant un livre vaut pour moi par son style, sa forme, son propos.
Liste non exhaustive et en désordre de mes livres préférés:
Mon nom est rouge Orhan Pamuk
Mrs Dalloway Virginia Woolf
L'art de la joie Goliarda Sapienza
Requiem des innocents Louis Calaferte
(...)
Et tout Marguerite Duras qui m'accompagne durant le roman que je suis en train d'écrire
 
avez-vous des enfants et si oui, quel est le rapport (instauré, avoué, secret?...)avec papa ou maman qui écrit?...
J'ai trois enfants, deux filles 40 et 35 ans, un fils 30 ans.
De façon général, je dirais que la plupart des membres de ma famille n'aime pas que j'écrive. Ma mère déteste, mes deux filles me lisent du bout des yeux, mon fils ne lit pas, pourquoi lirait-il sa mère ? Seul mon mari est véritablement intéressé et souvent enthousiaste. L'écriture est un acte impudique...

  

jacques thomassaint

Une parenthèse (Extrait)

thomassaint.jpg Personne ne paraît se souvenir des débuts.

Où, comment, quand, pourquoi cela avait commencé. Qui avait tiré sur la poignée de l’alarme, arrêtant le train, immobilisant la rame ? Quel mot d’ordre, ou de désordre, avait été lancé, comme ça, surgissant d’on ne sait quelle profondeur du ras-le-bol populaire ? Quelle idée avait navigué de l’un à l’autre, flottant dans les circonvolutions de nos cerveaux pourtant assaillis par d’inutiles quêtes et les sanies de la propagande officielle ? Quelle onde invisible avait submergé un présent-passé effrayant dont personne ne croyait pouvoir un jour s’échapper ?

L’événement (comment nommer cela autrement ?), toutefois, ne jaillit pas tel un geyser d’eaux brûlantes montant vers le ciel.

Mais plutôt tel une source fraîche avant le ru, un mince filet cristallin sortant, minuscule cascade, de la roche moussue, nourrissant sous sa chute quelques pousses de cresson, quelques vairons frétillants, faisant tourner la roue à aubes fabriquée par un gamin bricoleur, sinuant dans des prairies oubliées, entre les rives couvertes d’iris sauvages et de roseaux, lapée au passage par des bovins aux robes pies, puis grossissant inexorablement jusqu’à emplir les vallées de l’espoir. Rien d’écrit, rien d’enregistré, rien de diffusé par les ondes, les journaux, les tracts.

ENTRETIEN - août 2010

 L’écrivain un artisan ? oui, sans aucun doute. Peu d’outils (encore que l’artisan puisse en avoir de nombreux), et un travail assez solitaire. De la lenteur, de la précision leurs sont nécessaires. Certains diraient l’amour du travail bien fait. Je compare souvent mon travail avec celui du boulanger : nous pétrissons nos mots comme la pâte, les malaxons, puis nous les laissons reposer, parfois longtemps, et reprenons encore une fois le pétrissage.

Mais non, sans aucun doute encore : l’écrivain ne produit pas un objet utilitaire, ni même une nourriture. Il peut rêver que sa poésie soit utile, voire universelle, mais dans la réalité, il n’en est pas grand-chose. La littérature ne se vend pas aussi bien que des petits pains !

Ce paradoxe est à assumer. Ou alors il faut se résoudre à abandonner sa tâche. Voilà le mot que je cherchais : tâcheron. Dans ce qu’il a de positif. Celui qui sur l’ouvrage…etc. . Ainsi arrive-t-il que certains textes mettent 10 ou 15 ans à (ap)paraître. L’écrivant qui croit que la célébrité immédiate est gage de qualité se fourvoie. Seul l’avenir sait, et nul d’entre nous n’y sera pour vérifier !

Quant au travail manuel, j’ai aimé, particulièrement le travail du bois. Scier, raboter, poncer, assembler, ça ressemble aussi à l’écriture, et c’est une banalité de plus de dire cela. J’ai ainsi, par exemple, construit un catamaran de haute mer en pin d’Oregon et contreplaqué, il y a quelques années, qui m’a emmené dans de belles et parfois difficiles navigations.

J’ai aimé cuisiner, je déteste cela désormais, allez savoir pourquoi. Nous changeons, et celui qui écrit aujourd’hui est très différent de celui d’avant-hier. Je n’en ai pas de regrets.

Par contre, j’ai toujours détesté magasins et supermarchés, et n’y vais que contraint par la nécessité, c’est-à-dire aussi rarement que possible. Merci à internet de m’éviter ces endroits détestables en tous points !

Mes lectures : variées et nombreuses. Le roman, contemporain, avec un penchant pour les textes décalés voire déjantés (« le gang de la clef à mollette » en est un exemple formidable), mais aussi le polar (Mankel, Fajardie, Denaenkinx…), la poésie, plutôt du XXè et actuelle (Aragon, Neruda, Ritsos, Cadou, Lhôte.. il y en aurait trop à citer) et celle de mes amis (Guénane –une des meilleures poètes actuelles à mon avis-, Le Gouic, Kermarrec, Jégou), les livres politiques « sérieux », ce qui exclut ceux écrits par des hommes politiques (Naomie Klein, Chomsky, Marx…), la philosophie (Nietzsche, Benjamin, …) et, en vrac, ceux qui ont participé de ma formation : Bourdieu, Lévi-Strauss, Freud, Bonnafé…)

Dans la vie quotidienne, le roman est la lecture du soir, la poésie celle des instants volés à l’inactivité, les autres selon l’humeur, la durée de la sieste…