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08/07/2011

Oulan Bator le 19 juin 2011

Un des membres de la Compagnie du Barrage dans le train chinois de passage à Oulan Bator le 19 juin 2011, le dimanche matin vers 7H00 comme c'est l'usage (départ de Moscou le mardi soir, arrivée à Pékin le lundi à 14H00). En photo vendeur d'eau et de soupe sur le quai, nouveau wagon-restaurant (mongol), yourtes à la sortie d'Oulan Bator et paysage de fin de journée quelques minutes avant la nuit.

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22/10/2010

Concours Transsibérien 2011 ouvert au 14 octobre 2010

Le concours littéraire et photographique Transsibérien 2011 est ouvert au 14 octobre 2010, le règlement ici: http://www.bonnesnouvelles.net/compagniedubarrage2011.htm

Transsibérien 2008.JPG

01/04/2009

Ouverture du premier concours d'été le 15 avril 2009

Compagnie du Barrage – concours d'été – Thème: l'été.

 Article 1

Le premier concours d'été de la Compagnie du barrage est ouvert du 15 avril au 15 août 2009. Le jury éditera une à trois nouvelles dans un recueil au format mini-poche tiré à 2000 exemplaires. Les frais de participation sont de 9 euros par texte présenté. Cet argent est entièrement affecté à l'impression des nouvelles. Chaque participant peut faire concourir deux textes au plus (une nouvelle: 9 euros, deux nouvelles: 18 euros). Les textes ne doivent pas dépasser 25000 caractères. Ils sont des textes courts: nouvelles de fiction, d'impressions, d'idées. Le thème est l'été. L'été du vacancier, de l'estivant, la location, les rencontres, la chaleur, la plage, la montagne, baignades, randonnées ou l'été des moissons, l'été en prison..., bref tout ce qui a une relation à l'été.

Article 2

Chaque auteur édité recevra 60 euros, somme forfaitaire pour le règlement de cession non exclusive des droits d'auteur. Chaque nouvelle participante peut ainsi ne pas être inédite et aussi être éditée plus tard sans conditions posées par l'association Compagnie du Barrage. 10 exemplaires du recueil de nouvelles seront également cédés. Tous les auteurs recoivent un exemplaire gratuit du recueil à parution. Le recueil de nouvelles édité bénéficie d'un service-presse auprès d'une vingtaine de médias régionaux et nationaux. Il est diffusé gratuitement dans les centres culturels et établissements d'enseignement du français à l'étranger partenaires de la Compagnie du Barrage: L'identité des structures culturelles à l'étranger partenaires du concours d'été sera donnée au mois de juillet. La Pologne, le Guatemala, Barheïn, l'Afrique du Sud, l'Espagne et l'Angleterre sont pressenties.

Article 3

Inscription: Envoyer un courrier à l'association: Compagnie du Barrage 5 Place du Marché des Chartrons 33000 Bordeaux (France) avant le 16 août 2009 avec: Le titre de la nouvelle, nom de l'auteur et adresse. Un chèque de 9 euros à l'ordre de l'association. Une enveloppe timbrée 0,88 euros. (Facultatif: ajouter deux euros aux frais de participation si vous souhaitez recevoir le recueil du concours de nouvelles précédent)

Et un e-mail avec le texte en pièce-jointe au format word à l'adresse: compagniedubarrage@yahoo.fr

Article 4

Le jury est composé de l'écrivain Sylvie Dubin et d'un autre écrivain-invité, de deux membres de la Compagnie du Barrage, d'un journaliste du quotidien Sud-Ouest, de classes d'étudiants en français à l'étranger (dont l'Institut Français de Varsovie – Pologne) et d'un professeur agrégé de lettres modernes.

Article 5

Accusés de réception. Nous n'accusons pas réception des textes mais s'il manque une des deux pièces : la nouvelle par internet ou le courrier d'inscription par voix postale, l'auteur est contacté. Les points de détails du règlement (format des enveloppes, taille de la police,...) sont laissés à l'appréciation des participants. Les résultats seront communiqués sur le blog de la compagnie le 20 septembre 2009 www.compagniedubarrage.com

 


10/01/2009

Entretien avec Ghislaine Maïmoun

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  1. Ecrivez-vous depuis longtemps ?


J’écris depuis l’âge de 8 ans. D’abord de petites histoires, puis quelques récits à suspens et des poèmes à l’adolescence. Après une interruption — un mariage et deux enfants — je me suis remise à l’écriture sérieusement depuis 7 ans.


  1. Avez-vous participé à de nombreux concours de nouvelles ?


Je participe assez régulièrement à des concours de nouvelles ou des appels à textes d’éditeurs ou de revues. Certaines de mes nouvelles ont d’ailleurs été retenues, en ligne ou dans des revues papier. J’ai également envoyé des manuscrits à des éditeurs.


  1. Dans quelles conditions avez-vous écrit la nouvelle « Journal des jours de peur » ?


Sensibilisée au problème de la Birmanie par l’actualité, j’ai désiré en savoir plus et me suis documentée, notamment grâce à l’hebdomadaire « Courrier International ». L’écriture sous forme de journal m’est venue assez naturellement et j’ai pensé que ma nouvelle conviendrait bien à votre concours.


  1. Pensez-vous que la littérature ait un pouvoir sur la marche du monde ?


Pour moi, le livre constitue la première source de culture et bien souvent, la plus accessible. Bien plus que le théâtre ou la peinture par exemple … L’écrit est partout. Il distraie, mais aussi informe et peut sensibiliser le plus grand nombre. Son pouvoir est donc très important. Ce n’est pas un hasard si de nombreux pays, y compris les démocraties, pratiquent la censure. Ou si d’autres maintiennent leur population dans l’analphabétisme. Ils sont bien conscients du pouvoir des mots …

Je pense donc que oui, la littérature a un pouvoir sur la marche du monde. Répandue de façon massive, elle sera l’instrument de la prise de conscience des peuples et de leur action sur les gouvernements. Un instrument de liberté, en somme.

Entretien avec Sylvie Dubin

 

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Ecrivez-vous depuis longtemps?

J’ai beaucoup noirci du papier mais je le fais avec régularité et quelque application depuis trois ans : j’écris désormais ‘sérieusement’, ce qui ne signifie pas que je me prends moi-même au sérieux. J’ai suivi des études de lettres et la fréquentation des auteurs rend modeste, s’il ne vous fait pas renoncer d’emblée à l’écriture…

 Avez-vous participé à de nombreux concours de nouvelles ?

C’est justement la participation aux concours de nouvelles, depuis 2005, qui m’a permis de franchir un cap : ne plus se contenter d’écrire pour soi seule ou pour le cercle de ses intimes, mais accepter de faire lire ses textes à des comités de lecture sans indulgence particulière. Je suis d’abord tombée par hasard sur un concours d’écriture de conte organisé par le Parc de Brière, puis sur des concours de nouvelles. Le principe me convient très bien jusqu’à présent. Une date butoir, un nombre limité de pages ou de caractères, un thème : voilà qui m’oblige à cette régularité et à cette application – un peu scolaire sans doute – que je recherche pour aller plus loin dans mon désir d’écrire. La réussite à un concours est à chaque fois une grande joie : avoir été lue et approuvée !

 Dans quelles conditions avez-vous écrit la nouvelle « La clef » ?

Justement pas pour répondre à un thème imposé ! C’est un texte que j’ai eu envie d’écrire pour y entremêler plusieurs de mes motifs de prédilection : la folie, le secret de famille, la question du mal. Et puis j’adore les énigmes. Tout est parti d’une petite table basse fabriquée par mon père et sur laquelle étaient gravés des vers de son invention : ce sont les premières lignes du poème qui agite tant Tubal Caïn. Je voulais une nouvelle à double détente : une gravité apparente – recherchée à travers les allusions bibliques, le jeu ésotérique, la solennité désuète du style – finalement désamorcée par une pirouette. Bref, une joyeuse fable, mais pas insensée…

 Pensez-vous que la littérature ait un pouvoir sur la marche du monde ?

Je me retrouve là devant un beau libellé d’agrégation de philo ou de lettres ! Est-ce que l’art transforme le réel ou même le fait advenir ? Sans doute peut-on le penser sur le plan individuel. Les œuvres rendent visible la réalité, orientent notre regard, bouleversent nos savoirs, et finalement nous façonnent tout entiers. Pourtant, je doute que l’artiste doive viser cela, je doute qu’il ait d’autre nécessité que celle de s’adonner à son art. Tant mieux s’il réussit à nous changer, mais il n’a pas mission de le faire. Et c’est encore plus compliqué sur le plan collectif. Je crois que la littérature a le pouvoir de réfléchir la marche du monde, et donc celui de la dénoncer. Mais je ne vois pas, aujourd’hui du moins, qu’elle ait un pouvoir sur elle. Elle nous offre de changer de monde, mais pas de changer le monde. Ou bien faut-il espérer en l’accumulation d’infimes et discontinus amendements ? La Compagnie du Barrage a foi dans un art qui resterait – comme il l’a été dans l’histoire, c’est vrai – un rempart contre l’ignorance, l’asservissement, voire la guerre. Je salue son engagement militant.

10/06/2008

Alain Emery auteur de l'édition 2008

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Pourquoi écrivez-vous ?

Si je n’avais pas autant de respect pour l’acte en lui-même, si je ne mesurais pas les efforts que consentent à chaque instant tous ceux qui tentent de coucher ce qu’ils ressentent sur le papier, je serais tenté de dire que j’écris comme je respire. Par pur réflexe. Pour l’équilibre. Pourquoi j’écris, je ne sais pas au juste. Mais si je devais à tout prix me pencher sur la chose, je dirais qu’il est sûrement question d’amour et de rien d’autre. Aimer, être aimé en retour, lire et être lu, etc.. Mais j’ai trouvé la solution à tout cela : Je ne m’explique pas l’écriture. J’en profite.

La littérature change t-elle le monde ?

Je ne me souviens pas avoir trouvé de réponse dans un livre. La vie s’en est chargée. Mais ce n’est pas le plus important. Le grand intérêt de la littérature n’est pas dans les réponses qu’elle pourrait donner mais dans les questions qu’elle pose. Un livre n’éveillerait qu’un seul d’entre nous au monde qui l’entoure qu’il aurait rempli sa mission. Et c’est en cela que la littérature change, chaque jour, imperceptiblement, le monde qui l’a vue naître.